Malakhova Nina
- Statut
- Sous restriction
- Genre
- Femme
- Détention
- Sous restriction
Arrestation : Le 15 février 2021, des agents du FSB de la Fédération de Russie ont arrêté Nina (Latifa) Malakhova, soupçonnée de « soutien à des activités terroristes ». Après une perquisition, elle a été placée en détention provisoire. L'enquête russe affirmait qu'entre 2015 et 2018, elle aurait collecté des dons caritatifs qui auraient été utilisés par des personnes liées à l'organisation « État islamique ». La défense et les défenseurs des droits de l'homme ont insisté sur le fait que les fonds collectés étaient destinés à aider des familles en difficulté, et aucune preuve de financement intentionnel d'activités terroristes n'a été présentée.
Sentence : Le 7 juillet 2021, le tribunal militaire du district sud à Rostov-sur-le-Don a reconnu Nina (Latifa) Malakhova coupable en vertu de l'article 205.1, partie 1.1 du Code pénal de la Fédération de Russie (« soutien à des activités terroristes ») et l'a condamnée à 4 ans et 6 mois...

Biographie
Arrestation : Le 15 février 2021, des agents du FSB de la Fédération de Russie ont arrêté Nina (Latifa) Malakhova, soupçonnée de « soutien à des activités terroristes ». Après une perquisition, elle a été placée en détention provisoire. L'enquête russe affirmait qu'entre 2015 et 2018, elle aurait collecté des dons caritatifs qui auraient été utilisés par des personnes liées à l'organisation « État islamique ». La défense et les défenseurs des droits de l'homme ont insisté sur le fait que les fonds collectés étaient destinés à aider des familles en difficulté, et aucune preuve de financement intentionnel d'activités terroristes n'a été présentée.
Sentence : Le 7 juillet 2021, le tribunal militaire du district sud à Rostov-sur-le-Don a reconnu Nina (Latifa) Malakhova coupable en vertu de l'article 205.1, partie 1.1 du Code pénal de la Fédération de Russie (« soutien à des activités terroristes ») et l'a condamnée à 4 ans et 6 mois de prison dans une colonie à régime général. Après examen de l'appel, la sentence a été maintenue. Le 13 octobre 2025, après avoir purgé sa peine, Latifa Malakhova a été libérée de la colonie et est retournée en Crimée occupée. Après sa libération, elle a été soumise à des restrictions administratives d'une durée d'un an.
Malakhova Nina, également connue sous le nom de Latifa Malakhova, est citoyenne ukrainienne et résidente de Simferopol. Après sa conversion à l'islam, elle utilise le nom Latifa. Elle élève une fille. Aucune information fiable sur sa date de naissance, son éducation ou sa carrière professionnelle n'est disponible dans les sources ouvertes.
Le 15 février 2021, la musulmane criméenne Latifa (Nina) Malakhova a été arrêtée à Kazan avec son mari Ruzil Yapparov. Le couple, avec leur fille nouveau-née Melissa, a été envoyé par avion en Crimée par des agents du FSB. Selon l'enquête, elle collectait des fonds caritatifs via les réseaux sociaux et les transmettait à des personnes considérées par les autorités russes comme liées à une organisation interdite. Les défenseurs des droits de l'homme ont noté que le dossier ne contenait aucune preuve de son intention de financer des activités terroristes, et l'affaire a soulevé des doutes quant au respect des normes de procès équitable.
Le 7 juillet 2021, le tribunal de Rostov-sur-le-Don a condamné Latifa Malakhova à quatre ans et six mois dans une colonie à régime général. Elle a purgé sa peine dans la colonie pénitentiaire n° 3 de la région de Krasnodar. Pendant toute la durée de son emprisonnement, les défenseurs des droits de l'homme tatars de Crimée et les militants communautaires ont régulièrement signalé sa situation et maintenu le contact avec sa famille.
Le 13 octobre 2025, Latifa Malakhova a été libérée après avoir purgé sa peine. Après son retour à Simferopol, elle vit avec sa fille. En même temps, pendant un an après sa libération, elle est soumise aux restrictions administratives imposées par la législation russe, notamment en matière de déplacement et d'obligation de se présenter régulièrement aux autorités de contrôle.
Informations utilisées provenant de sources ouvertes : Solidarité de Crimée, Tribunal militaire du district sud de la Fédération de Russie (via des annonces publiques), Suspilne Crimée, Centre de ressources tatar de Crimée, ZMINA, Crimée.Réalités.
Photo : ZMINA.
Date de mise à jour : 26.07.2026.