Krouglov Albert
- Statut
- Détenu(e)
- Genre
- Homme
- Détention
- Détenu(e)
Arrestation : Le 16 novembre 2022, Albert Krouglov, résident d'Alouchta, a été arrêté par des agents du FSB de la Fédération de Russie à la gare routière de Simferopol. Les forces de sécurité russes l'ont accusé de préparer une adhésion à l'unité ukrainienne « Azov » et de « préparation à la trahison d'État ».
Sentence : Le 4 octobre 2023, le tribunal militaire du district sud à Rostov-sur-le-Don a condamné Albert Krouglov à 8 ans de prison dans une colonie à régime sévère, avec les trois premières années à purger en prison.

Biographie
Arrestation : Le 16 novembre 2022, Albert Krouglov, résident d'Alouchta, a été arrêté par des agents du FSB de la Fédération de Russie à la gare routière de Simferopol. Les forces de sécurité russes l'ont accusé de préparer une adhésion à l'unité ukrainienne « Azov » et de « préparation à la trahison d'État ».
Sentence : Le 4 octobre 2023, le tribunal militaire du district sud à Rostov-sur-le-Don a condamné Albert Krouglov à 8 ans de prison dans une colonie à régime sévère, avec les trois premières années à purger en prison.
Albert Lorikovitch Krouglov est né le 27 mai 2000 et vivait à Alouchta, en République autonome de Crimée, occupée par la Russie depuis 2014. Il appartient à la génération des jeunes Criméens qui ont grandi sous une pression politique constante, la militarisation de la péninsule et des restrictions des droits et libertés fondamentaux. Selon les défenseurs des droits de l'homme, Krouglov avait la citoyenneté ukrainienne ainsi que des documents russes, obtenus suite à l'occupation de la Crimée par la Fédération de Russie.
Avant les persécutions, il travaillait dans le secteur de la construction et poursuivait son auto-éducation. Lors de l'examen de son affaire, il a été révélé qu'Albert critiquait la politique russe après l'occupation de la Crimée et ne cachait pas ses opinions sur l'avenir de la péninsule.
Les premières persécutions par les forces de sécurité russes ont commencé en 2018. À cette époque, des agents du FSB ont perquisitionné son domicile à Alouchta. Par la suite, une affaire pénale a été ouverte contre le jeune Criméen pour plusieurs articles de la législation russe liés à la fabrication et à la détention illégales de substances explosives, ainsi qu'à des « appels à des activités extrémistes ». En mai 2019, le tribunal municipal d'Alouchta, sous contrôle russe, a condamné Krouglov à 1 an et 8 mois de prison et à une amende de 60 000 roubles.
Après avoir purgé sa peine, le jeune homme est resté sous surveillance accrue des forces de sécurité russes. L'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022 a marqué une nouvelle étape de sa persécution. Selon l'enquête russe, Krouglov s'opposait à la guerre et aurait tenté de se rendre sur le territoire contrôlé par l'Ukraine pour rejoindre une formation militaire ukrainienne. Ces circonstances ont été utilisées par le FSB pour ouvrir une nouvelle affaire pénale.
Le 16 novembre 2022, il a été arrêté à Simferopol et envoyé en centre de détention provisoire. Cependant, l'affaire était essentiellement fondée sur des intentions et des suppositions, plutôt que sur des actions concrètes, ce qui a soulevé de sérieuses questions quant à sa légitimité.
En avril 2023, les documents de l'affaire ont été transmis au tribunal militaire du district sud à Rostov-sur-le-Don. L'accusation russe a insisté sur le fait que l'intention même de quitter la Crimée occupée et le soutien à l'Ukraine pouvaient être interprétés comme une « trahison d'État ».
Le 4 octobre 2023, le tribunal de Rostov-sur-le-Don a rendu un verdict de culpabilité. Bien que le procureur ait demandé 12 ans d'emprisonnement, Albert Krouglov a été condamné à 8 ans dans une colonie à régime sévère. Les trois premières années de la peine doivent être purgées en prison, après quoi il sera transféré dans une colonie.
Actuellement, Albert Krouglov reste derrière les barreaux. Son affaire continue d'attirer l'attention des défenseurs des droits de l'homme, qui la considèrent dans le contexte des répressions politiques systématiques sur la péninsule occupée.
Informations utilisées provenant de sources ouvertes : Crimée. Réalités, Centre de ressources des Tatars de Crimée, Mémorial.
Photo : Centre de ressources des Tatars de Crimée.
Date de mise à jour : 15.07.2026.